Le projet​

SINMIMBI…c’est quoi ?

En quelques lignes, ce projet vise à améliorer la qualité de vie des villageois-es de Mougnon par l’accès à l’eau potable. Même s’il n’existe pas sur Maps, on vous promet qu’il existe ! C’est un arrondissement de plus de 7’000 habitants, divisé en 6 villages, se situant au centre-ouest du Bénin. La première pierre du projet sera d’améliorer l’approvisionnement en eau, ce qui se fera à travers une adduction d’eau à pompage solaire offrant plus de 20’000L d’eau potable par jour – sans pour autant assécher la nappe. Cette eau sera non seulement disponible à la population – moyenant une somme dérisoire -, mais elle sera également utilisée pour approvisionner les écoles environnantes.

DSC_0218La deuxième étape importante sera de parler santé à travers les pratiques hygiéniques auprès des enfants dans un premier temps. En effet, toutes les écoles étant en possession de toilettes (plus ou moins hygiéniques), il s’agira de compléter l’approvisionnement en eau par des formations et des ateliers. Dans un second temps ces activités se feront également avec les adultes, en travaillant en priorité avec les femmes (qui sont les responsables de nombreuses tâches ménagères dans le foyer en lien avec l’eau), puis en élargissant les actions à l’ensemble de la communauté. Pour réaliser ces activités, un centre de formation sera construit. Grâce à la participation d’un groupe d’architectes bénévoles, GAEL studio, un centre multifonctionnel a pu être conçu. Celui-ci permet non seulement les formations prévues dans le projet mais également la contuinité des activités actuelles d’Enfants des collines telles que la cantine, ainsi qu’une activité génératrice de revenus.

Le troisième volet du projet Sinmimbi visera à promouvoir la santé par des actions concrètes. Parmi celles-ci l’on peut citer :
– l’auto-construction de toilettes ; permettant de lutter contre la défécation à ciel ouvert.
– la sensibilisation par le théâtre ; une troupe de jeunes formée par Enfants des collines se chargera de monter les pièces éducatives.
– le nettoyage de citernes ; étant des sources d’eau importantes, il est important qu’elles soient bien entretenues car elles deviennent très facilement des vecteurs de maladies.

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Contexte
En réponse à une pénurie d’eau toujours plus importante, la population de Mougnon (commune de Djidja) s’est alarmée de la situation depuis quelques années maintenant. Malheureusement, le manque d’eau est loin d’être le seul enjeu dans la région. En effet, près de 40% de la population du pays vit sous le seuil de pauvreté (moins de 1.25 $/jour). L’accès aux soins et à une prise en charge adéquate n’est pas garanti avec seulement un lit pour 2’000 habitant-es.
En zone rurale, seule 9% de la population a accès à l’électricité. La commune de Djidja ne fait pas exception et se retrouve souvent avec des taux plus bas que la moyenne nationale. Le taux d’alphabétisation est le plus bas du département, tant chez les jeunes de 15-24 ans (<48%) que chez les adultes (<27%) alors qu’il atteint respectivement jusqu’à 62% et 41% dans le département.

En 2015, au Bénin, les taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement en milieu rural étaient estimés à respectivement 72.1% et 7.3%. En ce qui concerne Djidja, en 2013, le taux de personnes ne possédant pas de toilettes s’élevait à plus de 84%, ce qui est très élevé comparé au taux du département du Zou (58%). Les points d’eau (souvent des pompes manuelles) en zone rurale sont souvent abandonnés par manque d’entretien. Quant à la gestion des déchets, 93% de la population de la commune les jette simplement dans la nature. D’autre part, selon le dernier rapport de l’OMS, « la proportion des ménages en insécurité alimentaire au Bénin a presque triplé en cinq ans pour se situer à 33,6% ». Enfin, les maladies diarrhéiques sont la 4ème cause de maladie plus importante du Bénin, derrière les autres affections gastro-intestinales.